Musique Arabe : CD et vinyles d'Oum Kalthoum, Fairuz, Khaled, Rachid Taha et musique arabo-andalouse. Les grandes voix d'Égypte, du Liban et d'Algérie, à écouter chez vous comme au premier jour du concert.







La musique arabe regroupe les chansons et les musiques du Maghreb, de l’Égypte, du Liban et du Moyen-Orient. Elle repose sur les maqams, des modes qui fixent les notes d’un morceau et son ambiance. Certains maqams utilisent des notes situées entre celles du piano occidental, plus serrées qu’un demi-ton. Les instruments de base sont le oud, un luth sans frettes, le qanun, une cithare posée sur les genoux, le ney, une flûte de roseau, et la darbouka.
L’Égypte a donné ses plus grandes voix. Oum Kalthoum, surnommée « l’Astre de l’Orient », a rempli les salles jusqu’à sa mort en 1975. Elle chantait de grands poèmes d’amour, dont beaucoup ont été écrits par le poète Ahmed Rami. Ses funérailles, au Caire, ont réuni des millions de personnes. Sa chanson « Enta Omri », composée par Mohammed Abdel Wahab, date de 1964.
Au Liban, Fairuz a commencé à chanter dans les années 1950, souvent sur des musiques des frères Rahbani. Beaucoup de Libanais écoutent encore ses chansons le matin. Son fils Ziad Rahbani a composé pour elle des chansons proches du jazz. En Algérie, le raï de Khaled et le rock de Rachid Taha ont mêlé la tradition aux guitares électriques. Khaled, surnommé le « roi du raï », a connu le succès en France avec « Didi » en 1992 et « Aïcha » en 1996.
La musique arabo-andalouse est née dans l’Espagne musulmane, au Moyen Âge. Après la fin d’al-Andalus, elle a été conservée dans des villes du Maghreb, comme Fès, Tlemcen ou Tunis. Elle se joue en noubas, de longues suites de pièces chantées et instrumentales. L’orchestre réunit le oud, le violon tenu sur le genou, le rebab et les percussions.
Commencez par une compilation si vous découvrez un artiste. Elle réunit ses chansons les plus connues sur un seul disque. Le dos de la pochette indique souvent l’année d’enregistrement de chaque titre. Passez ensuite aux albums originaux ou aux concerts enregistrés, qui montrent l’artiste dans la durée.
Pour Oum Kalthoum, préférez les enregistrements de concerts. Une seule chanson peut y durer plus de 45 minutes, avec les réactions du public entre les couplets. Ces longues versions tiennent mieux sur CD que sur une face de vinyle.
Le vinyle donne un son chaud et une grande pochette à regarder. Il demande une platine avec un bras et une cellule en bon état. Vérifiez la vitesse indiquée : 33 tours pour un album, 45 tours pour un single. Une réédition récente est souvent pressée sur un vinyle épais de 180 grammes, moins sensible aux déformations.
Le CD reste plus simple : il se lit sur une chaîne hi-fi, dans la voiture ou sur un lecteur portable. Il ne s’use pas à la lecture. Son livret intérieur donne souvent les paroles, parfois traduites en français.
Tenez un vinyle par la tranche et par l’étiquette centrale, jamais par les sillons. Les doigts laissent un gras qui attire la poussière et fait craquer le son. Rangez les disques debout, jamais en pile, pour éviter qu’ils se déforment.
Avant chaque écoute, passez une brosse en fibre de carbone sur le disque en suivant les sillons. Glissez chaque vinyle dans une pochette antistatique. Gardez-les loin des radiateurs et du soleil : la chaleur peut voiler un disque en quelques heures. Remplacez les vieilles pochettes en papier, qui peuvent rayer les sillons à chaque sortie.
Tenez un CD par les bords et par le trou central. Essuyez-le avec un chiffon doux, du centre vers l’extérieur, jamais en tournant. Remettez-le dans son boîtier après l’écoute, pour éviter les rayures. Pour un CD qui saute, un nettoyage suffit souvent à retrouver une lecture normale.
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