Roman et Poésie Orientale : Le Prophète de Khalil Gibran, Amin Maalouf, Leïla Slimani, Kamel Daoud, Tahar Ben Jelloun, Rûmî et les Mille et Une Nuits. Des livres pour voyager de Fès à Samarcande.












Le rayon roman et poésie orientale réunit des auteurs nés au Maroc, en Algérie, au Liban, en Iran ou en Turquie. Leurs livres racontent la famille, l’exil, la guerre, l’amour et la foi. Beaucoup de ces romans ont été écrits directement en langue française.
Amin Maalouf, né au Liban, fait revivre le passé dans ses romans historiques. « Léon l’Africain » suit un voyageur né à Grenade à la fin du XVe siècle. « Samarcande » part à la recherche d’un manuscrit du poète persan Omar Khayyam. Maalouf a reçu le prix Goncourt en 1993 et siège à l’Académie française.
Leïla Slimani, née à Rabat, a reçu le Goncourt en 2016 pour « Chanson douce ». Sa trilogie « Le Pays des autres » raconte une famille franco-marocaine sur plusieurs générations. Kamel Daoud a obtenu le Goncourt 2024 avec « Houris », un roman sur la guerre civile algérienne des années 1990. Tahar Ben Jelloun, né à Fès, l’avait reçu en 1987 pour « La Nuit sacrée ».
La poésie tient une grande place. Rûmî, poète persan du XIIIe siècle, a écrit des milliers de vers sur l’amour et la quête de Dieu. « Le Prophète » de Khalil Gibran, publié en 1923, rassemble 26 textes courts sur l’amour, le travail, les enfants ou l’amitié. Les Mille et Une Nuits ajoutent les contes que Shéhérazade raconte chaque nuit au roi pour rester en vie.
Partez de ce que vous aimez lire. Si vous aimez les histoires de famille, la trilogie de Leïla Slimani se lit comme une saga. Si vous préférez l’aventure, les romans d’Amin Maalouf vous emmènent de Grenade à Samarcande. Si vous cherchez un livre court, « Le Prophète » tient en une centaine de pages.
Pour la poésie, choisissez une édition bilingue quand elle existe. Le texte d’origine et la traduction française se font face, page à page. Vous pouvez ainsi comparer les deux et entendre la musique des vers, même sans parler la langue. Rûmî a écrit en persan : ses traductions françaises diffèrent beaucoup d’un traducteur à l’autre.
Regardez aussi la traduction. Les Mille et Une Nuits existent en plusieurs versions : celle d’Antoine Galland, publiée au début du XVIIIe siècle, adapte les contes au goût de son époque. Des traductions plus récentes, plus proches du texte arabe, gardent des passages que Galland avait laissés de côté.
Pensez enfin au format. Un livre de poche se glisse dans un sac pour lire dans le train. Une édition illustrée des Mille et Une Nuits, avec des gravures ou des enluminures, se garde et se transmet d’une génération à l’autre.
Pour un premier cadeau, « Le Prophète » de Khalil Gibran plaît à presque tout le monde. Ses textes courts se lisent un par un, le soir ou dans un moment de doute. On l’offre souvent pour un mariage ou une naissance, car il parle d’amour, d’enfants et d’amitié.
Un lecteur de romans aimera un prix Goncourt, comme « Houris » ou « La Nuit sacrée ». « Meursault, contre-enquête », de Kamel Daoud, répond à « L’Étranger » d’Albert Camus en donnant la parole au frère de l’Arabe tué dans le roman. Pour les faits, « Les Croisades vues par les Arabes », d’Amin Maalouf, complète nos livres d’histoire de l’Orient.
Pour un amoureux de poésie mystique, un recueil de Rûmî accompagne les moments calmes. Après sa mort, ses disciples de Konya ont fondé la confrérie des derviches tourneurs, qui prient en tournant sur eux-mêmes. Pour un lecteur qui étudie la langue, un conte des Mille et Une Nuits en édition bilingue complète nos méthodes pour apprendre l’arabe.
Pour un cadeau plus complet, associez un roman et un recueil de poèmes du même pays : Maroc, Liban ou Iran. « Samarcande », par exemple, se prolonge bien avec un recueil des quatrains d’Omar Khayyam. Vous trouverez d’autres titres parmi tous nos livres orientaux.